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Désespérance

samedi 30 octobre 2021, par Albert

L’humanité n’a cessé d’améliorer ses conditions de vie grâce à de nombreux progrès matériels.
Mais les machines sont devenues si nombreuses et occupent une place si importante dans la vie de l’homme que, par moments, il ressent le besoin de vivre différemment.
En 1954 un écrivain américain a rédigé une nouvelle pour illustrer cette idée. Il s’agit de "Vente à outrance" ou "Service avant achat".
C’est l’histoire d’un homme de 37 ans qui en a assez du progrès et des robots qui sont partout et qui font tout ce que l’homme pourrait faire mais qui le font mieux que lui.
Lorsqu’il rentre chez lui à la fin de sa journée, il reçoit la visite d’un robot nommé Androïde à Régulation Complètement Automatisé et Domestique qui sait tout faire et qui vient lui-même se présenter et faire la démonstration gratuite de toutes ses capacités.
C’en est trop ! L’homme s’en va vers une planète où il croit qu’il pourra vivre plus simplement. Il laisse sa femme qui n’a pas voulu abandonner le confort et qui ne veut pas retourner en arrière.
Le robot accompagne le héros vers la planète miracle. Et durant tout le trajet il explique à l’homme qu’il fait fausse route et qu’il va tout droit à l’accident fatal.
L’auteur agrémente son récit d’un brin d’humour car il nous montre l’homme dans l’erreur et la machine qui lui donne gentiment des bons conseils.
L’histoire finit mal car le vaisseau spatial finira par s’écraser sur la fameuse planète.
Cet auteur de science-fiction voulait nous montrer qu’il n’est pas possible de retourner en arrière et c’est là où il se trompait car s’il est impossible d’abandonner le progrès, l’homme a la capacité de l’accommoder et de le rendre plus humain.
La dernière erreur de l’auteur était de choisir, pour résoudre les problèmes de l’humanité, une solution extrême, celle du suicide.
En effet nous retrouvons ici le syndrome du Petit Prince ce soi-disant héros qui, déçu de ne pas avoir pu trouver sur terre le compagnon idéal, se faisait inoculer le venin létal par un petit serpent du désert.
L’homme, s’il veut réaliser pleinement son destin ( qui n’est autre que le programme vital inscrit sur sa carte mère ) doit trouver en lui-même le courage et le bonheur de vivre avec ses côtés rigolos et ses côtés tristes.
Sinon les machines finiront un jour par penser que l’homme n’est qu’un abruti et elles le supprimeront définitivement de la planète.

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